Oeuvre dramatique

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Mérignac-Beaudésert

Christophe Sigognault,Michèle Faurie

D’après les travaux d’Emmanuel Filhol.

« Je suis né en 1959 dans le Maine-et-Loire, non loin de Montreuil-Bellay. De toute ma jeunesse vécue dans cette région, je n’ai jamais reçu aucun témoignage, ni entendu la moindre allusion à propos de la présence d’un camp d’internement comme celui de Montreuil-Bellay, ni en famille, ni à l’école, ni dans mon entourage. Je n’en ai découvert l’existence qu’à l’âge de trente ans, à la lecture d’un quotidien. Ce jour-là, je me suis promis de participer, sans savoir encore comment, à un “devoir de mémoire”. Depuis je vis et travaille comme artiste, comédien, auteur et directeur artistique d’une compagnie de cirque équestre. Le côté nomade sous chapiteau m’a rendu encore plus sensible à la condition des “gens du voyage” » raconte Christophe Sigognault, adaptateur de l’étude capitale de l’historien Emmanuel Filhol qui a croisé faits historiques, documents d’archives et témoignages de tsiganes déportés et confrontés à « une inhumanité et une cruauté sans réserve ». Le texte original d’Emmanuel Filhol est paru en 2000 sous le titre « L’internement et la déportation de Tsiganes français sous l’Occupation : Mérignac-Poitiers-Sachsenhausen 1940-1945 ». Michèle Faurie et Christophe Sigognault prolongent aujourd’hui cet acte de résistance à l’oubli ; conjugaison des voix de ceux qui refusent de laisser silencieuses la quarantaine de camps d’internement et de déportation qui furent construits en France pendant la seconde guerre mondiale.

 

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À la périphérie

Sedef Ecer

Dilcha et Bilo ont quitté leur campagne pour s’installer sur la colline des anges et des djinns, près de la grande ville. Empoisonné par les rejets de l’usine toute proche, le quartier se transforme peu à peu en bidonville. Vingt ans plus tard, au pied d’une nouvelle usine tout aussi toxique, Tamar et Azad sont bercés de rêves par la « Sultane du périph », icône d’une télévision populiste. Dans leur quartier menacé de destruction à tout instant, les deux jeunes s’accrochent à l’espoir de partir à leur tour. Et partent. Sedef Ecer écrit l’exil, l’identité déracinée. Histoires, temps, espaces parallèles, À la périphérie fait alterner action et récit pour livrer une parole nue, chargée d’émotion et d’humour. « La beauté de la pièce tient à cette détermination naïve qui pousse les deux jeunes gens à préserver l’espoir malgré la dureté de l’épreuve. La violence n’est pas évacuée et la dénonciation est sans ambiguïté. Mais les personnages conservent une sorte de distance fataliste, et l’utilisation de la métaphore éloigne la pièce d’un réalisme sordide pour lui insuffler la grâce d’un conte oriental. » (Gilles Boulan) À la périphérie a été écrite dans le cadre du programme Résidence d’écrivains en Île-de-France  et a obtenu le Prix d’écriture théâtrale de Guérande en 2011.

 

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Pauvre de moi, la chienne et son nouveau mec

Michał Walczak

Pauvre de moi, La Chienne et son nouveau mec sont les personnages de cette pièce qui rejoue, sur un mode « méta-théâtral », les péripéties du triangle amoureux : les couples vont se faire et se défaire au gré de trois actes précédés d’une « Préhistoire », qui sort d’emblée la fable de son cadre dramatique et nous invite, déjà, à la déconstruction. La quête de l’histoire, au sens scénique et existentiel, constitue en effet le leitmotiv de Michał Walczak. Quête rendue déconcertante par la démarche linguistique de l’auteur, qui enchaîne les registres et joue sur l’artifice comme sur la vacuité du discours. Dépourvus de nom et de rôle, dépouillés et impuissants, les personnages s’inscrivent dans la rupture et prennent conscience que l’histoire leur échappe. Le subterfuge du vaudeville sentimental permet surtout à Michał Walczak de se livrer à une analyse des mécanismes amoureux qui reproduisent les rapports de domination. Son écriture incisive et engagée, qui remet en question les mythes nationaux, avec une omniprésence du grotesque, lui donne son aspect étrange et sa facture originale.
 
 
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La Grange

Hando Runnel,Madis Koiv

Enfermés dans une grange, treize ouvriers agricoles déchargent des voitures de foin. Au cœur de ce huis clos se greffent des questions – pourquoi nous a-t-on enfermés ici ? Le foin va-t-il fermenter et faire exploser la grange ? Comment sortir ? Faut-il continuer à travailler ? –, des figures et des discours – le désir, la jalousie, le père, la fin, le meurtre, le salut. Mais de bout en bout, c’est la Mort qui est présente dans cette pièce, dans les paroles comme dans les actes, dans la forme même du texte comme dans l’ambiance absurde sur laquelle une atmosphère soviétique jamais explicitée appose sa tonalité particulière. Burlesque, grinçante et poétique, cette pièce a été écrite par deux des auteurs les plus intransigeants de leur génération. Elle tient son efficacité du délicat mariage d’une construction rigoureuse et de la verve truculente de ses personnages. Portée pour la première fois à la scène vingt ans après son écriture en 1978, elle s’est imposée depuis comme un repère essentiel du théâtre estonien moderne.

 

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Jeanne du Métro / Purification ethnique / Répétition permanente

Vidosav Stevanović

Qu’est-ce que l’identité lorsqu’on était yougoslave et qu’on ne l’est plus ? Qu’est-ce que l’identité, lorsque le pays dans lequel on est né a entièrement disparu ? Serbe le père, croate la mère, mais dans l’inventaire du divorce, que sont les enfants devenus ? Comme Jeanne, errent-ils encore dans un métro parisien à la recherche de leur famille ou de leurs amours perdues ? Leur vie ressemble-t-elle encore à une cave sans issue qui métaphorise cet espace sombre de la mémoire des atrocités fratricides que l’on a vécues ? Guerre au théâtre ou théâtre de guerre ? Chez Vidosav Stevanović, le théâtre est devenu le lieu des opérations, où les personnages ne semblent plus représenter que des camps, des parties en conflit. Progressivement, les masques de l’humanité s’effeuillent sur scène. Qu’est-ce donc alors que l’identité ? Créée en 1994 par Philippe Adrien à l’Odéon-Théâtre de l’Europe, Jeanne du métro a été l’un des moments les plus marquants en France de la lutte pour la paix en Yougoslavie.

Répétition permanente se déroule sur la scène d’un théâtre national où se prépare une représentation. L’intrigue met en scène des personnages (deux comédiennes, une femme metteur en scène, le directeur du théâtre et un militaire dont la présence en ce lieu artistique détonne) qui attendent le début des répétitions. Cette situation banale tourne au vinaigre car le spectacle qui se répète ici, n’est pas une pièce mais bien une guerre… Contre la sourde hostilité qui les divise autant qu’elle les unit, ces personnages développent des obsessions qui vont fonctionner comme des refuges : se nourrir, forniquer, avaler ses pilules, boire de l’alcool, regarder la télévision, tuer… Tout est bon pour s’abrutir et oublier un quotidien insupportable. Répétition permanente est une longue métaphore de ce qui se joua en ex-Yougoslavie avant l’explosion de la guerre. La pièce a été présentée, dans la traduction d’Angélique Ristić et une mise en scène de Jean-François Matignon, au Festival off d’Avignon par la compagnie Fraction en 2001, et au théâtre du Radeau au Mans en 2002.

Purification ethnique, largement inspiré du roman L’Île des Balkans, écrite à Paris en serbe en 1994, est un huis clos qui réunit, en pleine guerre, trois membres d’une même famille (le père,la mère et la fille, opposés dans leur identité serbe ou croate), un soldat musulman et un jeune homme considéré par tous les autres comme un chien. Dans la cave où ils sont emmurés, ces personnages nouent et dénouent des alliances. La violence et la haine couvent, puis éclatent. Faim, viol, partage arbitraire de territoires, reniements familiaux, l’auteur recrée dans cette pièce une guerre ethnique à petite échelle.

 

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Un œil sur le bazar. Anthologie des écritures théâtrales turques

Dominique Dolmieu,Sedef Ecer,Zeynep Su Kasapoğlu

Dans la multitude de clichés qui jalonnent le paysage des relations entre la Turquie et le monde francophone, l’un d’entre eux au moins croise l’univers du théâtre, le lieu pour y voir : le nazar boncugu, que l’on accroche un peu partout, et qui protège du mauvais œil et des flatteries. Le bazar, c’est ainsi donc que certains francophones appellent parfois le théâtre, au moins dans le sens où nous l’entendons : un lieu d’échanges et de foisonnement, où des artistes portent un regard sur le monde qui les environne. Il en va donc ainsi du théâtre turc. Un théâtre qui n’a pas renoncé à sa tradition, celle du théâtre d’ombres, du conte ou du théâtre en rond. Un théâtre riche de nombreuses saveurs, arménienne, juive, kurde, chypriote, balkanique, et française, bien entendu. Un théâtre moderne, récent et donc neuf, parfois d’introspection individuelle, mais bien plus souvent en lien tout à fait étroit avec les luttes sociales et politiques qui ont construit la Turquie d’aujourd’hui.

Contient (extraits ou textes intégraux) : À propos du Meddah par Yavuz Pekman ; Le Magicien (anonyme, Ortaoyunu) ; La Boîte à café (anonyme, Karagöz) ; Maître Balthasar de Hagop Baronian ; Ferhad et Şirin de Nâzım Hikmet ; Les Oreilles de Midas de Güngör Dilmen ; L’Épopée d’Ali de Keşan de Haldun Taner ; La Gamelle de Yaşar Kemal ; Dortoir 72 de Orhan Kemal ; Mikado de Melih Cevdet Anday ; Tiens-moi la main, Rovni de Aziz Nesin ; Cocons de Adalet Ağaoğlu ; La Cuisine des riches de Vasif Öngören ; La Voix de son maître de Sevim Burak ; L’Invité de Bilgesu Erenus ; Le Jeu de Şehnaz de Turgut Özakman ; Les Orchidées des cendres de Memet Baydur ; Murathan Mungan et La Trilogie de Mésopotamie par Dikmen Gürün ; Mem et Zîn de Cuma Boynukara ; Le Cercle sacré de Hasan Erkek ; Axis Mundi de Aslıhan Ünlü ; La Ville unipersonnelle de Behiç Ak ; Avalanche de Tuncer Cücenoğlu ; La Gamine de Sema Ali Erol ; La Bombe de Berkun Oya ; Sur le seuil de Sedef Ecer ; 2019, comédie de fiction sans science de Ferhan Şensoy ; Passa Tempo de Aliye Ummanel ; Les arts scéniques et la création contemporaine à Istanbul par Zeynep Oral.

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Maison centrale / Une chambre sur le Bosphore

Biljana Jovanović

L’œuvre de Biljana Jovanović est étrange. Elle est visionnaire et prophétique, animée par un désir irréductible de liberté, engagée dans une relation profonde et intransigeante avec son environnement humain, social et politique. Elle concentre toute la complexité d’une écriture théâtrale contemporaine authentique ; mise à distance à de multiples niveaux, anachronismes et navettes mythiques fracassantes ou insidieuses de la mémoire collective, galerie baroque de personnages / philosophes / révolutionnaires, charge de cynisme et de dérision, de violence et de cruauté… Qu’elle se déroule dans le quartier stambouliote du terminus de l’Orient-Express, ou encore dans une prison privée et futuriste d’une imaginaire et apocalyptique « Région danubienne », c’est une partition musicale, parcourue par une grande force poétique, et dont la gamme pourrait bien être « de chair et de sang », ou encore de « charbons ardents ». Maison centrale a été créé au Théâtre national de Bitola (Macédoine) en 1992, pour des raisons politiques.

 

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Le Veilleur de pierres

János Háy

Au cœur du problème, le travail. Ce qu’il confère de dignité et de reconnaissance, et ce qu’il retire quand on le perd. Et puis Géza, jeune homme mentalement attardé, élevé par sa mère, veuve, sous le regard tantôt compatissant, tantôt cruel de leur entourage. Nous sommes au nord de la Hongrie, dans une petite ville minière, quelques années après la chute du mur de Berlin et le changement de régime. Les hommes sont ouvriers à la carrière de pierres ou au chômage, déjà. Les femmes, quant à elles, restent à la maison. Géza, contre toute attente, est embauché à la carrière, comme son père, lorsqu’il était vivant, comme les autres… Comme les autres ? Emploi fictif ou réel ? Payé ou sous-payé ? Géza prend  son travail à cœur, il apprend la fierté, la dignité. Bouton rouge,  bouton vert. Si quelque chose tourne mal, il doit appuyer. Mais  voilà, rien ne se passe. Persuadé qu’il ne sert à rien, Géza veut  tout quitter.
Le travail, la différence, les idées reçues, la cruauté, mais aussi la générosité et l’humour, tels sont les thèmes et les traits qui font du Veilleur de pierres une pièce forte sur le handicap et l’exploitation des plus faibles par les habituels plus forts.

 

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Le Démon de Debarmaalo

Goran-Stefanovski

« Le Démon de Debarmaalo est une comédie noire. La pièce reprend le motif d’un conte médiéval français traitant d’un barbier meurtrier devenu particulièrement populaire dans le mélodrame anglais du XIXe siècle, notamment dans la série de pièces mettant en scène le diabolique barbier de Fleet Street. Un jour, j’ai imaginé ce qu’éprouverait ce barbier s’il vivait à Debar Maalo. Et soudain, ce quartier cadrait parfaitement avec notre époque, la cruauté de nos quinze années de transition. Ce personnage me semblait plus fort que la réalité, un homme en mesure de lui tenir tête. Un remède douloureux sur une plaie ouverte. Du moins au théâtre. »
 
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La Montagne des langues. Anthologie des écritures théâtrales du Caucase

Dominique Dolmieu,Virginie Symaniec

Le Caucase. Djebel el’issani, la « montagne des langues », comme l’ont surnommée les Arabes. Une montagne de mythes et de légendes : Prométhée, la Toison d’or, les Amazones… Un formidable conservatoire de langues et de cultures, perché sur le toit de l’Europe. Une montagne sur laquelle les empires s’affrontent et s’effondrent : perse, tsariste, ottoman, soviétique… Une montagne de terreur et de tragédies : le génocide contre les Arméniens, les prises d’otages de la Doubrovka et de Beslan, l’assassinat d’Anna Politkovskaïa… Cette anthologie, inédite en son genre, vous emmènera pour une traversée le long de ses multiples versants, entre barils de poudre et barils de pétrole, à la découverte des théâtres arménien, azéri, géorgien, mais aussi abkhaze, balkar, ossète, tchétchène… de leurs origines à nos jours. Vous y croiserez des guerrières héroïques, des trafiquants de queues de loup, un certain nombre de représentants du Parti, un botaniste parisien, un dératiseur lesghine, des épouses infidèles, quelques popes, mollahs et soldats ivres, des vaches candidates à l’immigration et, bien sûr, les caravanes de passage.

Contient (extraits et textes intégraix) : Histoire de monsieur Jordan, botaniste, et du derviche Mestèli chah, célèbre magicien de Mirza Fath-Ali Akhundzadè ; Maître Balthasar de Hagop Baronian ; Le Malheur de David Kldiachvili ; L’Enchaîné de Levon Shant ; L’Assemblée des fous de Djalil Mammedkulizadè ; Ce n’est pas toujours la fête pour le mollah de Saïd Badouev ; Köroghlu de Uzeir Hadjibeyov ; Subway Circus de William Saroyan ; Kountchouk et Gioul ou l’Expédition du Kountchouk de Bitlostan Koblié ; Miracle dans un bureau de poste de Elçin Efendiyev ; L’Éternité de Djouma Akhouba ; Une fiancée pour le père de Bilial Appaïev ; Les Gens de ce monde de Hidayat Khoudouch oglou Oroudjev ; Médéa contre Euripide de Janri Kachia ; Le Dératiseur de Essedoulakh Navrouzbekov ; Les Traîneaux en bois de Bourkhan Berberov ; Une tour bâtie sur la glace de Moussa Akhmadov ; Le Pain de ménage ou Le Pain qui nous est dû de Alexandre Toptchian ; Karvan de Bakhtiyar Khanizadè ; Un, deux, trois… un petit soldat de Kamal Abdoulla ; Zoo park de Makhti Djourtoubaev et Moukhtar Tabaksoev ; La Gare de Karine Khodikian ; Otar de Lasha Boughadzé ; Yok de Jean-Jacques Varoujean ; L’Hiver numéro… de Koté Koubaneïchvili ; Meuh ! de Zoura Kikodzé et Gaga Nakhoutsrichvili ; Tyrgatao de Boris Outijev ; Pas de question(s) de Bassa Djanikachvili ; Et viendront les beaux jours de Iouri Chidov ; Quand le Sphinx sourit de Maksoud Ibraguimbekov ; La Plaie de Shain Sinaria ; Cendre d’espoirs et de rêves de Moussa Akhmadov ; La Femme sous contrat de Assakhmat Aïlarov ; Ascension (Remontée) de Gagik Ghazareh ; Parachute de Mouradine Doumane ; Le Sang et la Cendre de Mouradine Olmez ; Jour de terreur de Mourat Gourfov.

 

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La Représentation de Hamlet au village de Mrdusa d'en bas

Ivo Brešan

À Mrduša-d’en-bas, village reculé de l’arrière-pays dalmate, les dirigeants du Front populaire font la pluie et le beau temps. La pièce s’ouvre sur une réunion entre les dirigeants du comité local du Parti et les paysans, dont le but est de redynamiser la vie culturelle du village. La Chope, secrétaire du Parti et directeur de la coopérative agricole, demande à l’instituteur Škunca de mettre en scène Hamlet, de Shakespeare, avec les villageois comme acteurs. L’enseignant résiste d’abord, puis, après avoir subi un chantage politique, il commence les répétitions. Se confrontant à l’ignorance des paysans, Škunca se voit obligé de réécrire complètement la pièce. Au lieu des vers de Shakespeare, qui s’avèrent trop compliqués pour les villageois, des lignes décasyllabiques, des interjections et l’écho de la phraséologie politique prennent place dans le royaume de Danemark.

 

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Histoire de Monsieur Jordan, botaniste, et du derviche Mestèli chah, célèbre magicien

Mirza Fath-Ali Akhundzadè

Chahbaz bey, jeune intellectuel, sent monter en lui l’angoisse de vivre au sein du milieu figé du Karabagh et rêve de partir à Paris avec monsieur Jordan pour étudier la langue et la culture fançaises. Afin d’empêcher son départ, sa future belle-famille fait appel à Mestèli chah, un magicien improbable qui lui promet la destruction de Paris. Peu après, un message parvient à monsieur Jordan : Paris, où se jouent les événements de la Commune, est en flammes... Mirza Fath-Ali Akhundzadè brosse dans cette comédie un admirable tableau des moeurs de la société orientale, où il moque aussi bien l’archaïsme religieux que la corruption de la société de son époque.

 

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L'Invité

Bilgesu Erenus

En allemand, « travailleur immigré » se dit « Gastarbeiter », c’est-à-dire « travailleur invité ». Arrivés dans les années 60, de nombreux travailleurs émigrés turcs se sont finalement établis en Allemagne, tandis que d’autres ont « choisi » le retour. C'est le cas de Musa, « invité » à travailler dans les usines allemandes, qui s’invite à son tour dans son propre village, où il se retrouve comme un étranger. Ses amis, selon la tradition des corporations d’Anatolie, se mettent alors à représenter ensemble, pour mieux se comprendre, ce qui est arrivé entre passé et présent. Ils improvisent différents épisodes de l’histoire de Musa : de sa jeunesse de berger à son départ, de sa vie en Allemagne à son retour au pays. Il s’agit donc toujours et encore de la place de l’autre, qu’il soit immigré ou simplement différent, et de son acceptation par le corps social. La situation de Musa a ceci de particulier qu’il se situe entre deux cultures, aux référentiels différents : son étrangeté et sa dépossession sont doubles. Mais les aventures de Musa montrent que les véritables aliénés sont ceux qui vivent à l’intérieur de frontières construites socialement.
L’Invité a été créé en 1988 par Işıl Kasapoğlu au Théâtre des Amandiers de Paris.

 

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Sniper Avenue / Quatorze minutes de danse / Le Temps qu'il fera demain

Sonia Ristić

Sniper Avenue est construit à partir de témoignages de citoyens de Sarajevo. C’est une chronique, l’histoire d’une famille bosnienne pendant le siège. Un quotidien rythmé par la guerre, où, plusque de survivre, il s’agit de préserver la joie, l’humour, les petits riens de la vie, comme acte de résistance contre la barbarie. Dans Quatorze minutes de danse (1 comédienne et 1 comédien), un couple se livre à des jeux étranges. Ils sont perdus dans le labyrinthe du souvenir des atrocités qu’ils ont subies, un enfer auquel ils ont survécu physiquement, mais où ils ont perdu leur âme. Composée de cinq monologues de femmes, Le Temps qu’il fera demain (4 comédiennes) explore notre mémoire collective – celle des victimes de l’esclavage, des croisades, de l’Inquisition, de la Shoah, de la torture politique, des massacres au Rwanda, à Srebrenica, à Londonderry, à Tian’anmen…

 

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Sang blanc

Laurence Levasseur

Version trilingue français-anglais-russe, traduit en russe par Saoulé Hallez, et en anglais par Blake Dawson. « Je l’entends cette brûlure, ces langues dressées vers le ciel ; / Cramée, cramoisie, collée, j’ai caressé cette peau / Blette, durcie, flétrie, / Racornie, scarifiée, putréfiée, / Ciselée, lacérée par l’horreur, j’ai caressé cette peau ; / La tienne, / Celle qui dépassait silencieusement de ta manche / Celle qui débordait doucement de ton col happant / La fraîcheur du vent, / Le feu ne pourra plus rien te faire désormais / Je te le promets, / Le feu ne pourra plus Rien / Il s’est endormi / Tapi au cœur de ton ventre. » Sang blanc a été créé en 2011 au Théâtre national de Chaillot.

 

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C'est pour demain / L'Ange gardien / Soirée en famille / Autostop / Un papillon sur l'antenne / Mouvement perpétuel

Václav Havel

C’est pour demain (6 comédiennes et 12 comédiens), la seule pièce historique de Havel, relate la préparation de la déclaration d’indépendance du 28 octobre 1918. Dans l’attente de cet événement, les préparatifs se multiplient. L’action s’articule autour du dialogue au sein du couple Rašín, les événements agrémentant l’histoire élargissent ce fil conducteur. Écrite avant la révolution de velours, la pièce prend alors une résonance toute particulière. Soirée en famille, Un papillon sur l’antenne et L’Ange gardien abordent les problématiques sociétales des pays d’Europe de l’Est des années 1960. Mouvement perpétuel et L’Auto-stop engagent une réflexion philosophique sur la condition humaine. Ces pièces inédites de Václav Havel, écrites avant 1989, fustigent la censure, le mercantilisme, la solitude de l’homme..., ce qui les rend particulièrement actuelles.
 
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Avalanche / Impasse

Tuncer Cücenoğlu

Impasse est un huis clos entre trois personnages : deux sœurs, Célika et Lilika, et Spanos, ancien fonctionnaire au service du pouvoir. Tortionnaire de Célika et assassin de son mari, Spanos doit répondre de ses agissements. Mais lorsque la victime se transforme en bourreau, la situation se complique. Écrite lorsque la terreur régnait en Turquie, l’action de la pièce est transposée en Grèce pour contourner la censure. Dans la crainte du danger naturel d’avalanche, un petit village cerné de montagnes vit neuf mois sur douze figé dans un silence de mort qu’une réglementation stricte impose aux habitants, afin de garantir la survie de toute la communauté. Une famille se retrouve confrontée à la situation la plus redoutée : la jeune bru est sur le point d’accoucher avant le terme calculé. Ses cris et ceux du nouveau-né risquent de provoquer la catastrophe… Avalanche offre ainsi à l’auteur une situation pour exprimer la quête de liberté et les vertus de la résistance.

 

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Otar / L’histoire de Valiko / Le Président et Enrico / Première leçon / Comédie française

Lasha Boughadzé

L’histoire d’Otar se déroule dans une famille géorgienne dont tous les membres finissent par sombrer dans le cannibalisme. Le personnage principal, Otar, reste muet pendant presque toute la pièce. Sa femme se dit enceinte de l’enfant d’une autre femme, tandis que son fils ramène une véritable vache dans l’appartement et la présente comme sa fiancée. Un jour, l’enfant « étranger » vient au monde, vieillit et meurt en une journée. Otar se met finalement à parler… Otar, créé au Théâtre de la Cave de Tbilissi en 1998, a été la pièce fondatrice du nouveau théâtre géorgien. La pièce Comédie française a été présentée dans le cadre du projet collectif itinérant « Petits / Petits en Europe orientale » en 2001, puis dans l’Anthologie critique des auteurs dramatiques européens, de Michel Corvin, en 2007. Enfin, L’Histoire de Valiko, Le Président et Enrico et Première leçon sont des formes brèves telles que les affectionne Lasha Boughadzé.

 

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Au-dessus de la plaine

Claire Gatineau

Un jeune homme vit dans une région montagneuse à la frontière franco-italienne. Durant une randonnée solitaire, un dimanche, il rencontre une femme albanaise et ses enfants qui passent clandestinement la frontière. La femme lui demande de l’aide. Il ne répond pas. Le lendemain, il part au travail. Il est gendarme de profession. L’ordre est donné d’aller arrêter le groupe qui a été repéré en montagne. À nouveau face à eux, en uniforme, il a le sentiment de les avoir trahis. S’ensuit une longue remise en question et le départ de sa terre, pour faire le voyage des migrants à rebours jusqu’à Tirana, à la recherche de la femme albanaise et d’un autre monde.
Au-dessus de la plaine
a été écrit en partie lors d’une résidence à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon.

 

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Le Sang et la Cendre

Mouradine Olmez

À l’automne 1942, l’offensive nazie force l’Armée rouge à une retraite dans le Caucase du Nord. Plusieurs centaines d’hommes originaires de la région rentrent chez eux après avoir été abandonnés à leur sort par leur commandement. Ils sont alors considérés comme « bandits » ou « déserteurs » par le pouvoir soviétique, qui donne l’ordre aux troupes du NKVD (ancien KGB) de les liquider. Elles entreprennent alors le génocide de la population civile balkare, bien que celle-ci eût aidé jusqu'ici l'Armée rouge en lui fournissant les vivres nécessaires. Le Sang et la Cendre met en scène le procès qui aurait dû se tenir à la chute de l’URSS pour juger ces crimes, en utilisant les véritables témoignages des survivants comme auditions devant le tribunal. Mouradine Olmez accomplit ici un émouvant travail de mémoire et réclame, à travers cette tragédie moderne, que justice soit enfin rendue. Le Sang et la Cendre a été lue par Patrick Haggiag à Paris lors de Sud/Est 2008.

 

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