10,00 € l'unité

Dumitru Crudu, Mihai Fusu, Nicoleta Esinencu
Danny Rossel, Mihai-Fusu
roumain
Moldavie
2001
Oeuvre dramatique
7
Chantal Lamarre
88
Avec le concours du Centre d’art Coliseum de Chişinău et du Centre français du Livre (CNL).
2004
2915037108

Elles voulaient sortir de la misère et désespéraient d’attendre des jours meilleurs. Toutes ont cru au travail et à la promesse de revenus décents en Europe occidentale. Elles ne savaient pas qu’elles seraient vendues. Les marchands d’esclaves leur confisquent leur passeport et le cauchemar commence dès les premières heures du voyage. Il s’agit en effet de les anéantir afin de briser toute velléité de rébellion en utilisant les armes les plus viles et les plus redoutables à l’endroit des femmes : viol, violences et sévices, chantage, épuisement. Le piège s’est refermé. Terrorisées, elles sont désormais les marchandises de bourreaux proxénètes sans scrupules ni états d’âme. Dépossédées de toute dignité humaine, elles sont envoyées en enfer. Le Septième Kafana est une tragédie contemporaine, construite à partir de témoignages et de récits recueillis auprès de femmes moldaves victimes de la prostitution forcée et des trafics d’êtres humain.

 

Dumitru Crudu

Dumitru Crudu, né en 1967, Nicoleta Esinencu, née en 1978, et Mihai Fusu, né en 1960, comptent pour beaucoup dans la nouvelle génération du théâtre moldave. Auteurs et metteurs en scène, ils ont reçu de nombreux prix, notamment d’Uniter, et leurs œuvres sont diffusées en Allemagne, en France, en Italie, en Roumanie, en Suisse et en Suède. Le Septième Kafana, créé en Moldavie, a notamment été représenté à la Biennale de Bonn, à Culture Commune, ainsi qu’à Alfortville dans le cadre de « Balkanisation générale » en 2002. Le Septième Kafana a été créé par Nathalie Pivain au Théâtre 12, puis repris à la Maison d'Europe et d'Orient et au Théâtre de l'Opprimé.

Mihai Fusu

Dumitru Crudu, né en 1967, Nicoleta Esinencu, née en 1978, et Mihai Fusu, né en 1960, comptent pour beaucoup dans la nouvelle génération du théâtre moldave. Auteurs et metteurs en scène, ils ont reçu de nombreux prix, notamment d’Uniter, et leurs œuvres sont diffusées en Allemagne, en France, en Italie, en Roumanie, en Suisse et en Suède. Le Septième Kafana, créé en Moldavie, a notamment été représenté à la Biennale de Bonn, à Culture Commune, ainsi qu’à Alfortville dans le cadre de « Balkanisation générale » en 2002. Le Septième Kafana a été créé par Nathalie Pivain au Théâtre 12, puis repris à la Maison d'Europe et d'Orient et au Théâtre de l'Opprimé.

Nicoleta Esinencu

Nicoleta Esinencu est née en 1978 à Chisinau, en République de Moldavie.

Après des études en dramaturgie à l’Académie des Arts de Chisinau, elle participe à l’écriture du Septième Kafana, texte composé à partir d’entretiens avec des femmes ayant survécu à la prostitution forcée et au trafic d’êtres humains. La mise en scène de Mihai Fusu est notamment accueilli à la Biennale de Bonn et en France, à Culture commune puis au Théâtre d’Alfortville, dans le cadre de « Balkanisation générale ». Le texte, traduit par Danny Rossel, est édité en français (l’Espace d’un instant, 2004), puis lu par Jean-Claude Fall au Théâtre du Rond-Point, par Dominique Dolmieu au Lavoir moderne Parisien, par Salomé Richez sur France Culture, et enfin mis en scène par Nathalie Pivain à la Maison d’Europe et d’Orient en 2013.

En résidence de création à l’Académie Schloss Solitude de Stuttgart, elle écrit Sans sucre et FUCK YOU, Eu.ro.Pa ! qui sont publiés en bilingue roumain/allemand et présentés au pavillon roumain à la Biennale de Venise en 2005 ; évènement qui fait l’objet d’une question au gouvernement lors d’une session du Parlement de Roumanie, mais n’empêche pas FUCK YOU, Eu.ro.Pa ! de remporter le prix théâtral roumain dramAcum. Les deux textes, traduits par Mirella Patureau, sont édités en français (l’Espace d’un instant, 2007) et FUCK YOU, Eu.ro.Pa !, désormais pièce culte, est largement mis en scène, d’abord par Dag Jeanneret au CDN de Montpellier en 2007, puis notamment par Alexandra Badea.

Toujours en 2007, sa performance Mère sans chatte est programmée au Centre culturel suisse de Paris ; traduit par Mirella Patureau, le texte est lu par Véronika Boutinova à l’Université de Dijon en 2013. Puis, dans le cadre du projet « Espace public » initié par le Goethe Institut à Bucarest, A(II) Rh+ est publié en roumain aux éditions Idea ; traduit en français par Mirella Patureau, le texte est créé par Miglen Mirtchev à l’Etoile du Nord en 2009 puis repris au Théâtre de l’Opprimé dans le cadre du « Printemps de Paris ». Des extraits sont également intégrés aux projets Balkabazar au Théâtre Alchimic à Genève et Gare de l’Est à la CNHI à Paris. Un de ses derniers textes, Antidote, traduit par Alexandra Lazarescou, est lu par Troisième bureau aux Regards croisés 2013 à Grenoble.

Nicoleta Esinencu continue son travail en résidence, aux Récollets puis à l'Institut culturel roumain de Paris, ainsi qu’en Allemagne, en Autriche et aux Pays-Bas. Elle est invitée au Salon du livre de Leipzig, au festival de littérature de Berlin et au Salon du livre de Paris 2013, duquel la Roumanie est l’invitée d'honneur. Ses textes sont mis en scène en Europe (Allemagne, Autriche, Bulgarie, Finlande, Pologne, Roumanie, Russie, Slovaquie, Suède), ainsi qu’aux États-Unis et au Japon. Le réseau Eurodram et la Maison Antoine-Vitez contribuent notablement à la traduction de ses textes en français.

En 2010, Nicoleta Esinencu a ouvert à Chisinau le Teatru-spalatorie (Le Théâtre-laverie), où elle met ses textes en scène et programme ceux d’autres jeunes auteurs, écrivant du théâtre documentaire ou des textes élaborés à partir d’histoires personnelles.