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Désert Géorgien
Photographies d'Arnaud Contreras
Une échappée dans le désert Géorgien, territoire du monastère de David Gareja, "dernier rempart chrétien", frontière naturelle avec l'Azerbaïdjan. À peine un mois plus tôt, l'air caucasien était encore chargé des ondes de la cyber guerre que l'armée russe menait contre la Géorgie depuis les pays frontaliers. Tout paraît si calme, retour en temps de patrimoine. La voix de Tom Waits en B.O. Pourtant, depuis sa fondation au VIe siècle par saint David, cette terre d’ermitages est en proie aux aléas de l’Histoire: invasions mongoles, perses, fermeture par les bolcheviks, transformation en camp d’entraînement militaire pendant la guerre d’Afghanistan, et aujourd’hui revendication territoriale par l’Azerbaïdjan. Malgré les assauts répétés et les marques de vandalisme, les superbes fresques murales, classées au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, résistent. Un cavalier fier s'approche, unique rencontre depuis un village nommé Désert.
Né en 1974, Arnaud Contreras est réalisateur et photographe. Après avoir été reporter pour France Culture, il se lance dans la réalisation de travaux documentaires et artistiques, au coeur de son époque. Héritier d’une drogue dure, le voyage, il partage ses rencontres par des textes, photographies, films, installations et sites Internet. Les “gris moelleux” de ses tirages évoquent les photos anciennes sorties de boîtes oubliées au fond des greniers, la poésie de Jack Kerouac et de Bernard Plossu. En 2005, il créé À 360 Productions et développe de nombreux projets collectifs de films, expositions et événements sur les thématiques du voyages et des cultures contemporaines. Il est également consultant auprès de l’UNESCO. Sa première rencontre avec la Géorgie date de 2003, à l’occasion du programme Caravansaraï. Depuis, il entretient avec les géorgiens une belle histoire d’amitié.
www.arnaudcontreras.com
Exposition visible jusqu’au mercredi 21 octobre inclus
Galerie ouverte du lundi au vendredi de 10h à 13h et de 14h à 19h
> Vendredi 9 octobre - Entrée libre
Rencontre autour des 25 ans du répertoire de Lev Dodine
En partenariat avec la MC93
Avec Marie-Christine Autant-Mathieu, chercheur au CNRS, spécialiste du théâtre russe du xxe siècle et Sorour Kasmaï, auteur et collaboratrice de Lev Dodine.
A l'occasion de l'accueil par la MC93, du 7 novembre au 6 décembre prochain, de la majorité des spectacles emblématiques du Théâtre Maly de Saint-Pétersbourg, dont certains donnés pour la première fois en France, la Maison d'Europe et d'Orient organise, en partenariat avec la MC 93, une rencontre/débat avec Marie-Christine Autant-Mathieu et Sorour Kasmaï.
Au programme, présentation du travail du grand metteur en scène russe, héritier de Stanislavski et Meyerhold, de la particularité de son parcours et de sa place dans le théâtre russe et européen.
Les deux intervenantes évoqueront les répétitions et le travail avec les comédiens, le rapport au public, russe et étranger, et à l'Histoire à travers le répertoire, en particulier les textes d’Abramov, Dostoïevski, Galine, Grossmann…
Une manière d'approcher en compagnie de deux spécialistes, avant de les découvrir sur scène, ces choix qui combinent pièces classiques, deux pièces de Tchekhov, une pièce contemporaine et quatre grands textes romanesques adaptés au théâtre. Un répertoire qui renoue avec la grande littérature et permet de découvrir et redécouvrir la vie et la réalité russes de la fin du XIXème siècle à nos jours.
> Vendredi 16 octobre - Entrée libre
Rencontre
Des nouvelles du Turkestan oriental – que se passe-t-il en pays ouïghour ?
Animée par Sylvie Lasserre, grand reporter et spécialiste de l'Asie Centrale
En partenariat avec la Maison d'Asie Centrale, dans le cadre des Rencontres d’Asie centrale
A l’été 2009, de nouvelles émeutes ont ensanglanté Urumqi, la capitale du Turkestan oriental, autrement dit la région autonome du Xinjiang chinois. Le Turkestan oriental connait un sort assez comparable au Tibet : annexé par la Chine en 1949, il endure la logique coloniale de Pékin, particulièrement depuis une dizaine d’années. Une colonisation tout d’abord démographique, par l’envoi massif de colons Hans, à tel point que les Ouïghours sont quasiment devenus une minorité sur leur propre territoire. Colonisation culturelle ensuite, avec l’instauration de nombreux obstacles aux pratiques religieuses, la destruction des quartiers anciens, l’interdiction de la pratique de la langue. Colonisation économique enfin, avec une discrimination dans tous les secteurs, et notamment celui de l’emploi. Pour ne plus confondre, comme notre ministre des Affaires étrangères, les Ouïghours et les Yoghourts, une soirée à ne pas manquer.
PROJECTION
"Le Torrent qui porta le chant aux Ouïghours"
Film de Mylène Sauloy (1999 - France - 52 minutes)
Face à la colonisation chinoise, les Ouïghours, l'une des plus importantes ethnies minoritaires de Chine, ont choisi le chant pour porter l'ironie, l'humour et la dérision. Des confins orientaux du Tian shan à l'orée du Pamir, sur la Route de la soie, la réalisatrice Mylène Sauloy s'est lancée dans un voyage musical qui permet de mieux comprendre comment les Ouïgours ont lutté grâce au chant et à la musique.
RENCONTRE
avec Mylène Sauloy, réalisatrice, et Sabine Trebinjac, ethnomusicologue.
Sabine Trebinjac a vécu cinq années en Chine pour y effectuer des études à l'université de Pékin (maîtrise d'Histoire ancienne chinoise) au conservatoire central de musique de Pékin puis au Xinjiang « sur le terrain » pendant une année entière où elle retourne régulièrement.
RENCONTRE avec les animateurs de l’Association des Ouïghours de France.
LECTURES de témoignages.
> Vendredi 23 octobre - Entrée libre
Samovar littéraire
Les manifestations dont la Maison d'Europe et d'Orient est partenaire :
Bellevilloise
20 octobre - 20h30
US Balkan Party
Slavic Soul Party ! et Kultur Shock

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