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Popùliphonia
de Régis Hebette (Bagnolet 2001)
Préface de Nicolas Roméas
Ouvrage publié avec le concours du Centre national du Livre, du théâtre de l'Echangeur - Compagnie Public Chéri et de la Maison d'Europe et d'Orient

ISBN 2-915037-20-5 / 56 pages / 8 euros

Popùliphonia est un archipoême phonique, le mariage d'amour du noble et du vulgaire, des interrogations, exposées, explosées. Du jeu de langue dans tous les sens, du jeu de bouches, de lèvres et de dents, du plaisir de nommer, de circonscrire un peu les choses en les nommant, d'appréhender le monde par la bouche, de fabriquer les paroles pour peupler la langue du chaos que nous sommes.

Régis Hebette est né en 1961 près de Lyon. Auteur, metteur en scène et acteur, il dirige également le théâtre l'Echangeur, qu'il a fondé avec la compagnie Public chéri dans une friche industrielle de la banlieue parisienne. Celui-ci s'affirme rapidement comme un lieu de création et de diffusion, ouvert aux esthétiques de son temps, et qui cherche à inscrire son action dans un environnement géographique immédiat, tout en s'ouvrant à des collaborations et des problématiques transnationales. Il y monté ses textes ou ceux d'Artaud, Maïakovski, Schwab, et dirige des ateliers avec des amateurs des quartiers d'Ile-de-France, de Palestine et de Bolivie.

 

 

Révolution Mondiale Immédiate
de Léon Voitur,
préface de Nikolaï Ada


ISBN : 978-2-915037-32-6 / Nombre de pages : 126 pages / Prix TTC : 10 euros


Révolution Mondiale Immédiate est cette tentative d’une voix qui s’élève et doute, proclame l’urgence et cherche où se cachent l’erreur et la déviance au coeur de l’homme. « Aujourd’hui, j’appelle à la révolution intérieure, celle du nettoyage de l’esprit de tous les tyrans cachés qui l’encombrent : jugements, dogmes, vérités, certitudes que l’on croit être siens et qui constituent les mirages de la pensée ; tapisser son âme de l’univers infini pour atteindre la quiétude éternelle…» Recueil de communiqués, RMI a fait l’objet d’un atelier en résidence à la Cité internationale des arts de Paris, pour aboutir à la forme théâtrale Sous l’écaille du dragon : le meeting idéal.

Léon Voitur, septembre 1949 et plus encore. 1968 : jeunesse rebelle, occupation d’universités, manifestations de rue. Années 70 : boulimie culturelle, films, concerts, provocations, agitation. Un peu plus tard, PCMLF, drapeaux rouges, meetings, éducation des masses. Enfin : OS dans une usine, grèves, syndicats, licenciement.

 



Sniper Avenue, (Limoges 2005)
Quatorze minutes de danse,
(Paris 2004)
Le temps qu’il fera demain, (Paris 2003)
de Sonia Ristić
Préface de François Rancillac


ISBN 978-2-915037-37-1 Prix TTC : 12 euros, 120 pages

Sniper Avenue est construit à partir de témoignages de citoyens de Sarajevo. C’est une chronique, l’histoire d’une famille bosnienne pendant le siège. Un quotidien rythmé par la guerre, où, plus que de survivre, il s’agit de préserver la joie, l’humour, les petits riens de la vie, comme acte de résistance contre la barbarie. Dans Quatorze minutes de danse, un couple se livre à des jeux étranges. Ils sont perdus dans le labyrinthe du souvenir des atrocités qu’ils ont subies, un enfer auquel ils ont survécu physiquement, mais où ils ont perdu leur âme. Composé de cinq monologues de femmes, Le temps qu’il fera demain explore notre mémoire collective – celle des victimes de l’esclavage, des croisades, de l’Inquisition, de la Shoah, de la torture politique, des massacres au Rwanda, à Srebrenica, à Londonderry, à Tian’anmen…

« Parce qu’elle ne cherche ni à montrer ni à démontrer, parce qu’elle écrit à l’endroit même de l’impossibilité de décrire la guerre, parce qu’elle refuse à la fois “l’ignorance douceâtre et la culpabilité acide”, Sonia Ristić réussit, en toute modestie et courage mêlé, à s’approcher, à nous approcher de l’abîme… »

Sonia Ristić est née en 1972 en Yougoslavie. Devenue parisienne, elle est d’abord comédienne et intervenante en ateliers. Puis, avec sa compagnie Seulement pour les fous, elle se consacre à l’écriture et à la mise en scène. Remarquée aux Francophonies de Limoges, elle obtient des bourses d’écriture du Ministère de la Culture (CNL, DMDTS). Quatorze minutes de danse est sélectionné pour le prix SACD 2005, et obtient l’aide à la création du CNT en 2007.

 


Prométhée XII et autres pièces
de VAROUJEAN
Préface de Roland Monod

14 euros

Prométhée XII est un opéra en écho aux bouleversements dans l’Union soviétique des années quatre-vingt. Après des années de soumission à un pouvoir étranger, des hommes et des femmes d’une République caucasienne se souviennent qu’ils sont un peuple et que tout peuple a droit à sa souveraineté. Dans les montagnes du Kurdistan, à la frontière turco-irakienne, Yok est une confrontation opposant une jeune peshmerga, étudiante revenue de France enterrer son frère, et le commandant turc qui a ordonné le massacre dans son village.

Dans Eunga ou Une poignée de lentilles, un homme apparemment dérangé est arrêté sur la voie publique puis interrogé par des membres du corps médical. De ces confrontations naît une querelle philosophique insolite, d’une poésie tendre et cocasse : n’acceptons pas que vivre soit exister sans être. Varoujean nous entraîne ici dans des univers très différents, où se côtoient la tragédie antique et la comédie sociale. Autant de tentatives de saisir et d’exprimer… la vie, sans masques et sans frontières, l’oeil et le coeur toujours ouverts;

Varoujean est né en 1927 à Marseille, de parents arméniens de Turquie, et décédé à Paris en 2005. Assistant à la mise en scène, journaliste et auteur dramatique, il laisse un répertoire de plus d’une centaine d’oeuvres, mais aussi des scénarios et des essais. Du Festival d’Avignon à la Comédie-Française, son théâtre a largement été mis en scène, notamment par Roland Monod, Guy Rétoré ou Régis Santon.

 

  

 

 

Au dessus de la plaine
de Claire Gatineau
préface de Daniel Lemahieu
version bilingue français/albanais
Traduction de Mandi Gueguen

ISBN 978-2-915037-41-8 / 11 euros / 103 pages

Un jeune homme, lors d’une randonnée solitaire dans les environs de la frontière franco-italienne, croise un groupe d’albanais qui passent clandestinement la frontière. La femme du groupe lui demande de l’aide. Il ne répond pas. Le lendemain, au travail, dans son uniforme de gendarme, il se retrouve de nouveau face à eux, avec le sentiment de les avoir trahis. S’ensuit une longue remise en question et le départ de sa terre, pour faire le voyage des migrants à rebours jusqu’à Tirana, à la recherche de la femme albanaise et d’un autre monde.

Le débat est politique, mais il se joue à l’intérieur d’un seul homme, d’un seul corps. Il s’agit de l’histoire d’une rencontre, de celle de deux mondes, l’Europe occidentale et l’Albanie, encore sur le pas de la porte de cette Europe rêvée.

Claire Gatineau est née à Paris en 1973. Après des études d’art dramatique à Grenoble et des débuts de comédienne, elle part à Bruxelles étudier la mise en scène à L’INSAS. En 1996, elle fonde la Compagnie En marche. Après de nombreuses créations, elle développe son parcours d’auteur dramatique avec En marche, suite (…), André, Andréas, La femme à barbe bleue et Les pieds nus.

 

 

 

Sang Blanc
de Laurence Levasseur
Texte original français,
traduit en russe par  Saoulé Hallez, et en anglais par Blake Dawson.
Préfaces de Paul Tabet et N.A.

ISBN 978-2-915037-49-4 / 12 euros

En partenariat avec LülîStan, ArtPassionata et le Centre Régional des lettres de Basse-Normandie

« Sang Blanc est un témoignage crypté - nécessairement crypté - sur tout ce qui se passe dans ces pays de "Stan" que l’on connaît si mal et qu’elle connaît si bien. C’est un cri de révolte face à ce qui y est dit et perpétré au nom d’un dieu innommable qui peut tout mais ne peut rien à la folie des hommes. C’est un règlement de compte envers cette transcendance qui a oublié que la chair souffre, que le mal court et que l’innocence est en péril. Mais c’est d’abord et avant tout une déclaration d’amour à ce bourreau que nous avons inventé pour dire la nécessité de ce qui nous dépasse. »

« Directrice artistique, metteur en scène, chorégraphe, écrivaine, Laurence Levasseur (née en 1964) manie avec une étonnante habileté l’univers des lettres et du corps. Par ces modes d’expression, la fondatrice de Lûlîstan établit une infinité de dialogues intimes et d’échanges avec l’Autre. Son oeuvre nourrit l’espoir de peuples qui progressent sur le chemin de la réconciliation, notamment en Asie centrale. »